En une phrase
Mode d’imposition où l’on déduit des loyers les charges réellement payées (et, en meublé, l’amortissement du bien) au lieu d’un abattement forfaitaire.
Le régime réel existe en location nue comme en location meublée, avec des règles différentes.
En location nue (revenus fonciers), il est obligatoire au-delà de 15 000 € de loyers annuels et optionnel en dessous (option valable trois ans). On remplit la déclaration n° 2044 et on déduit les charges payées : intérêts et frais d’emprunt, travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration, taxe foncière, assurance, frais de gestion, charges de copropriété non récupérables. Un excédent de charges crée un déficit foncier.
En location meublée (BIC), le réel permet en plus d’amortir l’immeuble (hors terrain), les travaux et le mobilier : une charge comptable, sans sortie d’argent, qui réduit le bénéfice imposable. Il suppose une comptabilité, souvent confiée à un expert-comptable. Voir LMNP.
Le bon régime se choisit en comparant, sur plusieurs années, les charges réelles à l’abattement forfaitaire (30 % en micro-foncier, 50 % en micro-BIC classique).
Définition vérifiée le