En une phrase
Statut fiscal du particulier qui loue des logements meublés sans en faire sa profession : ses loyers sont imposés comme des bénéfices commerciaux (BIC).
On est loueur en meublé non professionnel (LMNP) tant que les recettes de location meublée du foyer restent sous 23 000 € par an, ou qu’elles ne dépassent pas les autres revenus d’activité du foyer. Au-delà des deux seuils à la fois, on bascule en LMP.
Les loyers meublés relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec deux régimes :
- le micro-BIC : un abattement forfaitaire de 50 % pour la location meublée de longue durée et les meublés de tourisme classés (recettes jusqu’à 83 600 € pour les revenus 2026, 77 700 € pour 2025), de 30 % seulement pour les meublés de tourisme non classés (jusqu’à 15 000 €) ;
- le régime réel : on déduit les charges réelles et on amortit le bien (hors terrain) et le mobilier, ce qui réduit souvent le bénéfice imposable à zéro pendant des années. L’amortissement ne peut pas créer de déficit.
Deux évolutions récentes pèsent sur le calcul. Depuis les cessions du 15 février 2025, les amortissements déduits au réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente (sauf certaines résidences de services). Et depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, les revenus du patrimoine comme ces loyers meublés supportent des prélèvements sociaux de 18,6 % au lieu de 17,2 %.
Définition vérifiée le